Les passoires thermiques près de chez vous.
3,9 millions de résidences principales sont classées F ou G en France. Cette page explique ce qu’est une passoire thermique, ce que la loi en fait, et en donne le compte commune par commune — à partir des diagnostics publiés, et de rien d’autre.
Une passoire thermique, c’est un chantier qui s’ignore.
Derrière le terme, une réalité concrète pour une entreprise de rénovation : un parc immense de logements énergivores, dont les propriétaires ont une vraie raison d’agir.
Un logement classé F ou G.
Une passoire thermique, c’est un logement dont l’étiquette énergie du DPE est classée F ou G, les deux plus mauvaises lettres. En clair, un logement très énergivore, souvent mal isolé, chauffé au fioul ou à l’électricité ancienne, qui coûte cher à habiter.
Un chantier possible, et un propriétaire qui le sait.
Isolation de l’enveloppe, changement du chauffage, ventilation : chaque passoire est un chantier possible. Et depuis que la loi en fait un sujet, le propriétaire d’un logement F ou G sait qu’il a une décision à prendre.
Celle du diagnostic, jamais une estimation.
L’étiquette F ou G est celle du DPE, établi par un diagnostiqueur certifié et publié par l’ADEME. Altis ne l’estime jamais : quand une lettre cite une étiquette, c’est celle du diagnostic que le propriétaire vient de recevoir.
La loi pousse les passoires vers la rénovation.
La loi Climat et Résilience retire progressivement les passoires du parc locatif. À chaque échéance, une intention vague de rénover devient une obligation — et souvent un diagnostic.
Gelés pour les logements F et G.
Depuis le 24 août 2022, le loyer d’un logement classé F ou G ne peut plus être augmenté, ni entre deux locataires, ni en cours de bail. C’est la première mesure de la loi Climat et Résilience à avoir touché les bailleurs.
G depuis 2025, F ensuite.
La loi Climat et Résilience interdit progressivement la location des logements classés G, puis F. À chaque échéance, un propriétaire-bailleur qui repoussait sa rénovation doit agir pour continuer à louer — ou vendre, ce qui déclenche un diagnostic.
MaPrimeRénov’, CEE, éco-PTZ.
Face à cette obligation, l’État maintient un large jeu d’aides. Le reste à charge est souvent plus accessible qu’un propriétaire ne l’imagine ; il se chiffre chez vous, au rendez-vous. Les trois aides, expliquées : notre guide.
Référence : loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique (Climat et Résilience), art. 159 et 160. Calendrier susceptible d’évoluer ; vérifiez les seuils et dates en vigueur auprès des sources officielles. Les trois aides : notre guide.
Les passoires diagnostiquées, commune par commune.
Combien de logements diagnostiqués F ou G, et où. Sur la carte pour comparer les territoires, dans la recherche pour une commune précise. On ne compte que les diagnostics déposés et publiés : c’est moins que le parc, et c’est vérifiable.
- moins de 5 %
- 5 à 9 %
- 9 à 14 %
- 14 à 20 %
- 20 % et plus
Part de logements classés F ou G parmi ceux qui ont un DPE, par département. France métropolitaine — le socle ne couvre pas l’outre-mer.
Ces comptes sont des planchers. Ils ne comptent que les logements qui ont un DPE déposé : un logement jamais diagnostiqué n’y figure pas, et une commune peu diagnostiquée paraît moins concernée qu’elle ne l’est — d’où le taux de diagnostic affiché à côté de chaque chiffre. C’est le prix d’un nombre vérifiable : chacun est adossé à des DPE publiés en open data, aucun n’est estimé. Données du 2026-09-04.
Où le parc est le plus concerné
La carte compare les départements sur une même mesure : la part de logements classés F ou G parmi ceux qui ont un diagnostic. Vous repérez d’un coup d’œil les territoires où le parc est le plus dégradé.
Un chiffre qui dit ce qu’il ignore
Chaque compte est affiché avec son taux de diagnostic. Une commune peu diagnostiquée paraît moins concernée qu’elle ne l’est : mieux vaut le savoir que de croire à un recensement.
Un compte n’est pas une liste
Un compteur donne une vue d’ensemble ; il ne dit pas à qui écrire. Altis n’en tire aucune liste : il attend le prochain diagnostic publié dans votre secteur, et écrit à ce propriétaire-là.
Une lettre à votre nom, au propriétaire qui vient de l’apprendre.
La carte compte le passé. Le courrier, lui, part sur ce qui vient d’être publié : un logement de votre secteur classé E, F ou G, dont le propriétaire tient le diagnostic entre les mains.
- Le déclencheur — le registre de l’ADEME est repris chaque semaine ; chaque matin, ce qui est publié dans vos secteurs et répond à vos critères — les étiquettes que vous avez choisies — devient un courrier à valider.
- La lettre — votre texte, l’encart du diagnostic tel que l’ADEME le publie, vos mentions d’entreprise, l’origine de l’adresse et le moyen de s’opposer, l’information du service public.
- Le moment — un diagnostic n’est pas fait par hasard : il précède une vente, une location, un projet. C’est là que votre lettre arrive, et que personne d’autre n’a encore écrit.
- Rien ne part sans vous — chaque matin, la liste des courriers du jour, avec la lettre exacte. Vous validez, ou vous retirez.
12 rue des Tilleuls
03700 Bellerive-sur-Allier
Objet : Votre maison, 12 rue des Tilleuls
Madame, Monsieur,
Le diagnostic de performance énergétique de votre maison vient d’être enregistré : elle est classée F. Ce classement se lit d’abord sur vos factures de chauffage.
Entreprise de rénovation à Bellerive-sur-Allier, je vous propose une visite gratuite et sans engagement, pour regarder ensemble ce qui peut être amélioré — isolation, chauffage, ventilation — et dans quel ordre.
Si vous n’avez pas de projet pour l’instant, gardez simplement cette lettre : je resterai à votre disposition le jour où la question se posera.
Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.
Exemple Rénovation, SIRET 123 456 789 00012, qualification QualiPAC n° 12345.
Votre adresse provient du registre public des diagnostics de performance énergétique, publié par l’ADEME. Pour ne plus recevoir de courrier : altisgroup.app/opposition — référence R7K3XQ2M.
Des comptes bâtis sur des données publiques.
Le chiffre national comme le compte de chaque commune viennent de la donnée publique. Pas de nom, pas d’estimation : la matière d’une prospection que vous pouvez assumer.
ADEME, BAN, IGN.
Les comptes viennent des diagnostics publiés en données ouvertes par l’ADEME, situés par la Base Adresse Nationale sur les référentiels de l’IGN. Aucune base achetée. Vous savez d’où vient chaque chiffre.
Qui dit ce qu’il ignore.
Le compte d’une commune ne porte que sur les logements diagnostiqués. Une commune peu diagnostiquée paraît moins concernée qu’elle ne l’est : le taux de diagnostic est affiché à côté, pour ne pas confondre un compte avec un recensement.
Une adresse, jamais une personne.
La carte compte des diagnostics ; les lettres partent « À l’attention du propriétaire », sans nom. Le démarchage par téléphone, SMS et e-mail auprès des particuliers est interdit depuis le 30 juin 2025.
Tout sur les passoires thermiques.
Des réponses directes, sans jargon, sur le parc des passoires et la façon d’en joindre les propriétaires.
Qu’est-ce qu’une passoire thermique, exactement ?
C’est un logement dont l’étiquette énergie du DPE (diagnostic de performance énergétique) est classée F ou G, les deux plus mauvaises classes. Ces logements sont très énergivores : mauvaise isolation, systèmes de chauffage anciens, fortes déperditions. Ce sont les premiers candidats à une rénovation énergétique.
Selon l’ONRE, la France compte environ 3,9 millions de résidences principales classées passoires (F ou G).
D’où vient le compte affiché pour une commune ?
Des diagnostics publiés en données ouvertes par l’ADEME : on compte les DPE F et G déposés pour des logements de la commune. Le chiffre national cité plus haut est une estimation du parc entier ; ici, on ne compte que ce qui a été diagnostiqué et publié. C’est moins, et c’est vérifiable — le taux de diagnostic affiché dit l’écart.
D’où vient le chiffre des 3,9 millions de passoires ?
De l’Observatoire national de la rénovation énergétique (ONRE / SDES), au 1ᵉʳ janvier 2025. C’est une donnée publique officielle, que nous citons telle quelle, comme toute la matière première d’Altis : ADEME, BAN, CSTB, IGN. Nous n’inventons aucun chiffre.
Pourquoi les passoires sont-elles un bon marché en ce moment ?
Parce que la loi Climat et Résilience interdit progressivement leur mise en location : les logements G puis F sortent du parc locatif selon un calendrier déjà engagé. Un propriétaire-bailleur qui repoussait sa rénovation doit agir pour continuer à louer — ou vendre, ce qui déclenche un diagnostic. Votre rôle est d’être là au bon moment : quand ce diagnostic vient d’être publié.
Et les logements sans diagnostic ?
Ils n’apparaissent pas — ni sur la carte, ni dans les courriers. Altis n’estime rien : une lettre suit un diagnostic publié, ou ne part pas. Pourquoi ce choix : pourquoi n’écrire qu’aux diagnostics réels.
Comment joindre le propriétaire d’une passoire ?
Par les deux seuls canaux restés légaux : le courrier postal adressé au propriétaire, sans le nommer, et le porte-à-porte. Le démarchage par téléphone, SMS, e-mail et réseaux sociaux est interdit en rénovation énergétique auprès des particuliers depuis la loi n° 2025-687 du 30 juin 2025.
Altis outille le premier, et seulement lui : une lettre à votre nom, quand le diagnostic du logement vient d’être publié. La visite reste votre affaire.
Combien ça coûte, et puis-je essayer ?
Il n'y a pas d'abonnement. Vous achetez un carnet de courriers d'avance, et chaque courrier posté en consomme un — impression, enveloppe et affranchissement compris. Créer votre compte, délimiter votre secteur et écrire votre lettre ne coûte rien : aucun prélèvement tant que vous n'achetez pas de carnet. Le détail à jour est sur la page tarifs, qui fait foi.
Un diagnostic F ou G vient d’être publié près de chez vous.
Une pression réglementaire qui crée la demande, et un canal légal qui s’outille : le courrier. Tracez votre secteur, écrivez votre lettre — rien ne part avant que vous ayez acheté un carnet.
Pas d’abonnement · aucun prélèvement tant que vous n’achetez pas de carnet